Dataglyphe.zip

Objet-mémoire, DNSEP 2021, ESAD Orléans.

L’écriture de mon mémoire prend la forme d’un ensemble de sculptures en céramique unies par des liens. Chaque volume est un accès vers un extrait du mémoire. Au moyen d’un smartphone comportant la technologie NFC, il suffit de scanner une des sculptures pour parvenir au texte logé sur le web. Ce projet nommé Dataglyphe.zip réengage l’archive dans la matière en instaurant un passage du réel vers le virtuel. La forme du contenant est générée par son contenu : le texte informe et forme la sculpture.
L’ordinateur est notre machine d’écriture et de pensée qui facilite l’agencement organique des textes. Nous pouvons les copier, couper, coller, dupliquer, cloner, de manière à créer des liens analogiques entre les différentes écritures. Le corpus hétérogène s’agence sous forme d’une arborescence, à l’image de la phylogenèse qui reconstitue en biologie l’évolution des organismes vivants. Puisque la pensée a un aspect génératif, l’écriture est un ensemble de détours, d’entrelacs et de temporalités. Les tapuscrits ont l’avantage de conserver les différentes strates du temps, leurs multiples versions permettent de déployer l’archéologie de l’écriture.
Cet objet est mutable et en cours d’évolution. L’arborescence se génère en même temps que le texte s’écrit sur le web. Le texte est consultable sur le site www.designdutemps.com.